Quand procède-t-on à une réduction mammaire ?

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Les douleurs au dos, les difficultés à trouver des tenues adaptées, L’impossibilité de pratiquer certains sports, ou encore un mal être devant une poitrine ‘trop’ généreuse parfois difficile à assumer, sont autant de raisons qui poussent certaines femmes présentant un volume de sein disproportionné par rapport à leur silhouette à procéder à une réduction mammaire. Mais quelle que soit la raison de pratiquer une réduction mammaire, pour une meilleure estime de soi ou pour des raisons ‘physiques’ de santé, quel est le moment le plus judicieux pour programmer l’intervention ? Comment se déroule l’opération ? Des complications sont-elles à craindre ?

Quand faire une réduction mammaire ?

À la fin de l’adolescence

Dans certains cas, une poitrine imposante est liée un inconfort, physique et/ou psychique qui accompagne une poitrine trop lourde, et qui entraine parfois une ptose mammaire (relâchement du tissu mammaire), ou encore une asymétrie parfois difficile à surmonter. Très jeunes ces symptômes apparaissent et dans certains cas, il est possible de procéder à une réduction mammaire dès l’âge de 17 ans, quand les seins ont fini de se développer et que le volume de la poitrine est stable. Il s’agit d’un acte irréversible, il est donc important que la jeune patiente puisse bien assimiler les tenants et les aboutissants de l’opération. Une échographie en complément d’une mammographie sont généralement pratiquées avant l’opération pour écarter toute anomalie, comme par exemple un cancer du sein, notamment chez les femmes de 35 ans et plus.

Après la grossesse

Il est conseillé de procéder à cette intervention au moins 6 mois, idéalement 12 mois, après l’accouchement pour deux raisons. D’abord, il faut attendre que le poids se stabilise avant de procéder à la réduction mammaire. Un amaigrissement trop important après l’intervention risque d’altérer le résultat. Le sein peut retomber. La seconde raison de programmer l’opération un an après la grossesse porte sur l’allaitement. En plus d’enlever l’excès de tissu, le chirurgien peut aussi sectionner des canaux lactifères, ce qui ne permet pas vraiment d’optimiser l’allaitement. Les canaux lactifères se régénèrent certes, mais il leur faut du temps.

Après l’arrêt tabagique

Fumer augmente les risques de complication et surtout de nécrose du sein. C’est la raison pour laquelle, les professionnels de la santé recommandent d’arrêter de fumer au moins 3 mois avant une réduction mammaire. Pour les mêmes raisons, il est conseillé à la patiente de ne pas reprendre la cigarette avant au moins un mois après l’intervention.

Comment se déroule l’opération ?

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La réduction mammaire nécessite une anesthésie générale et 1 à 3 jours d’hospitalisation. L’intervention dure 2 à 3 heures selon le volume à retirer. Pour ce qui du déroulement de l’opération, le chirurgien procède généralement à 3 incisions pour accéder au tissu mammaire et enlever l’excédent. La première incision est effectuée autour de l’aréole.

Les deux autres incisions forment un « T » inversé. L’une part de l’aréole et descend jusqu’à la base du sein, l’autre incision horizontale est réalisée dans le pli du sein. Le mamelon est remonté et une réduction de l’aréole est généralement effectuée. L’excédent de peau qui résulte de la réduction mammaire, est bien sûr ôté.

Les précautions postopératoires

La vie après une réduction mammaire nécessite quelques précautions. Après l’opération, les seins gonflent, une douleur peut se ressentir ainsi qu’une légère gêne au moment de lever le gras. Le port d’un soutien-gorge de contention est vivement recommandé pendant plusieurs semaines pour réduire ces inconvénients. Cet accessoire permet également d’accélérer la cicatrisation. Des antalgiques classiques peuvent être prescrits pour atténuer la douleur. Il est conseillé de respecter une convalescence de 8 à 21 jours. Il faut également attendre entre 1 à 2 mois après l’intervention pour reprendre les entraînements sportifs. Les soins postopératoires pour leur part consistent à appliquer une crème cicatrisante. Souvent, les fils utilisés sont résorbables. Dans le cas contraire, il faudra revenir à l’hôpital pour les faire retirer. Le changement de pansement ne requiert généralement pas l’intervention d’une infirmière.

Réduction mammaire, des complications ?

Des complications peuvent survenir, mais c’est rare. Il peut s’agir de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins comme une phlébite, d’hématome, d’infection, d’une difficulté à cicatriser et dans des cas rares, d’une nécrose, surtout chez les patientes fumeuses. La perte de sensibilité peut aussi être plus longue. Les fils peuvent également céder, ce qui requiert alors des soins locaux. L’œdème peut par d’ailleurs persister durant plusieurs mois après l’opération. Il faut parfois attendre entre 3 et 6 mois pour apprécier les résultats définitifs.

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